ARTIST  I  PHOTOGRAPHER

Regis Fialaire est un photographe français. 

Après une enfance dans le Beaujolais, des études de photographie et de philosophie à Lyon. Il travaille intensément deux décennies entre Paris et New York. 

Petit à petit son dessein principal est de "partager un supplément de joie" à travers sa photographie. Cette volonté s'exprime formellement par un enrichissement polychrome de ses images, une esthétique épurée qui  établit discrètement un rapport plus intime avec son sujet. Sa série antérieure au site web, "Identité de Banlieues", lui fit prendre conscience d’une dramatisation très élevée de sa photographie. Aujourd’hui, qu'il photographie la nature luxuriante d'Asie, l'intimité des corps ou l’espace des villes contemporaines, il essaie de garder un regard positif. La couleur est utilisée en "révélateur" de la perception du vivant, parfois exaltante, expansive ou a contrario secrète et apaisante, mais lumineuse. Seule la série, datant de 2005, "Hunger of life", échappe par sa nature à cette volonté. Néanmoins, ce parti pris installe désormais un plus grand trait d'union entre les différents thèmes d’inspiration de sa photographie.


"Certains naissent sans conscience d’être au monde, hébétés dans le quotidien qui s’agite autour d’eux et qu’ils n’habitent pas. Leur construction est alors en stand-by. La vie les contourne. J’étais de ceux là. 

Il s' agit pour eux de trouver un interstice pour être connecté au flux de la vie, certains y arrivent malgré tout. Je m'efforce d'être de ceux là". 

Regis Fialaire is a French photographer. 

After a childhood in the Beaujolais, he studied photography and philosophy in Lyon. He works intensely for two decades between Paris and New York. 

Little by little his main purpose is to "share an extra joy" through his photography. This desire is formally expressed by a polychrome enrichment of his images, a refined aesthetic that discreetly establishes a more intimate relationship with his subject. His series prior to the website, "Identity of the Suburbs", made him aware of the high dramatization of his photography. Today, whether he photographs the lush nature of Asia, the intimacy of bodies or the space of contemporary cities, he tries to keep a positive outlook. Colour is used as a "revealer" of the perception of life, sometimes exhilarating, expansive or a contrario secret and soothing, but luminous. Only the series, dating from 2005, "Hunger of life" escapes by its nature from this will. Nevertheless, this bias now establishes a greater link between the different themes of inspiration of his photography.



"Some are born without awareness of being in the world, dazed in the daily life which is moved around them and that they don't live. Their construction is then in stand-by. Life bypasses them. I was one of them. 

It is a question for them of finding an interstice to be connected to the flow of life, some of them manage to do so despite everything. I'm trying to be one of them." 



at the edge of the garden aborde la nudité. L’image montrée est elle aisément regardée? En 2020 le regard est-il libre de voir la nudité ou est il toujours contraint par des principes sociétaux, moraux, ou religieux ? Une relecture de "l’Origine du Monde" fait elle moins débat aujourd’hui ?

hunger of life aborde la mort au plus prêt, sans pour autant être un face à face avec elle. La seule rencontre possible c’est l’arrêt de la vie. La rencontre avec la mort est ailleurs. La forme esthétique allège ces images.

lady with envy but boy too Le genre nous définit à notre insu. On peut être "unique en son genre" mais on a toujours "un genre de vie". Pour certains l’affirmation d’un genre est ainsi la préoccupation de toute une vie.

nature beyond the mirror, nature in contact, explorent une nature vivifiée. La vie y est tantôt exacerbée en images dynamiques, ou tantôt retenue. Ces fleurs, ces plantes, ces herbes sont une allégorie à la vie qui se débat pour affirmer une existence. Certaines sont parfois faussement discrètes comme une femme évoluant en milieu social hostile.

paris I love you Paris est ma cité de coeur. J'y ai principalement vécu, j'y ai principalement aimé mais je ne la photographiais pas. Je ne savais pas la photographier. Je n'avais peut être pas envie de la photographier comme ma compagne trop proche que je ne voyais plus. J'ai commencé à me questionner: pourquoi ne pas la photographier? Et puis en juin 2019 je suis sorti un matin pour la photographier et je sais que je vais la photographier à travers les saisons, dans un présent continu. Chaque fois que je la photographie, elle me surprend.

at the edge of the garden tackles nudity. Is the image shown easily viewed? In 2020 is the eye free to see nudity or is it still constrained by societal, moral or religious principles? A reinterpretation of "the Origin of the World" is it less debate today?

hunger of life approaching death as soon as possible, without being a face to face with it. The only possible encounter is the cessation of life. The encounter with death is elsewhere. The aesthetic form alleviates these images.

lady with envy but boy too Gender defines us without our knowledge. We can be "one of a kind" but we always have "a kind of life". For some, the affirmation of a gender is thus the preoccupation of a lifetime.

nature beyond the mirror, nature in contact, explore a revitalized nature. Life is sometimes exacerbated in dynamic images, or sometimes restrained. These flowers, these plants, these herbs are an allegory to life struggling to affirm an existence. Some are sometimes falsely discrete as a woman evolving in a hostile social environment.

paris I love you Paris is my city of heart. I mainly lived there, I mainly loved her but I didn't photograph it. I didn't know how to photograph her. I may not have wanted to photograph her as my partner too close that I no longer saw. I started to wonder: why not photograph her? And then in June 2019 I went out one morning to photograph her and now I know that I will photograph her through the seasons, in a continuous present. Every time I photograph her, she surprises me.